ALA de l'huile de chia : bienfaits, besoins et dosage dans L'Omega
L'acide alpha-linolénique (ALA) est le seul oméga-3 que votre organisme ne sait pas fabriquer. Tout l'ALA de votre corps vient donc de l'alimentation, principalement de quelques huiles végétales (lin, chia, colza, noix). Cette page fait le point sur ce que l'ALA apporte réellement, sur la quantité recommandée en France, et sur sa place dans L'Omega.
Page mise a jour le 25/10/2026 par Kevin. Relecture par un professionnel de santé.
L'ALA est un oméga-3 essentiel d'origine végétale, dosé à 50 mg pdans L'Omega, sous forme d'huile de chia (Salvia hispanica) obtenue par pression. C'est acide gras polyinsaturé, et sert de précurseur aux oméga-3 à longue chaîne. Sa conversion en DHA restant limitée, il est associé à 250 mg de DHA de microalgues apporté directement.
Les bienfaits de l'ALA
Voici ce que l'ALA apporte à votre organisme, avec le niveau de preuve de chaque bienfait.
Et L'Omega ? Ces bienfaits supposent des apports de l'ordre de 2 g par jour, que seule l'alimentation peut fournir. Les 50 mg d'ALA de L'Omega complètent votre assiette ; ils ne suffisent pas à obtenir l'effet sur la cholestérolémie.
Au-delà de ces bienfaits : ce qui reste probable ou à confirmer
On prête à l'ALA bien d'autres effets. Ils reposent sur des preuves plus fragiles, et beaucoup s'appuient en réalité sur des études menées avec l'EPA ou le DHA.
Probable
L'ANSES a fixé l'apport conseillé à 1 % de l'énergie en s'appuyant notamment sur des études d'observation portant sur des paramètres cardiovasculaires[1]. Ce sont des associations, pas une preuve de cause à effet. L'Union européenne a d'ailleurs refusé les allégations « santé du cœur » et « pression artérielle » pour l'ALA.
À confirmer
Les effets de l'ALA lui-même sur le cerveau, l'inflammation ou l'humeur restent peu documentés. La plupart des résultats publiés concernent l'EPA et le DHA, et ne peuvent pas être transposés à l'ALA. Nous détaillons ces études sur une page dédiée : Oméga-3 ALA : cerveau, inflammation et humeur →
Pourquoi l'huile de chia (Salvia hispanica) ?
L'huile de chia est un nouvel aliment au sens du droit européen : elle n'est autorisée sur le marché de l'Union que depuis 2014. Sa spécification officielle impose une huile obtenue par pression à froid, sans solvant, contenant au moins 60 % d'ALA et 15 à 20 % d'acide linoléique. Dans les compléments alimentaires, elle est plafonnée à 2 g par jour[6].
Avec au moins 60 % d'ALA, les 50 mg d'ALA de L'Omega correspondent à moins de 85 mg d'huile de chia par softgel, loin de ce plafond.
| Source | Teneur en ALA | À savoir |
|---|---|---|
| Huile de chia | ≥ 60 % (spécification UE) | Nouvel aliment, plafonné à 2 g/jour en complément |
| Huile de lin | 54 à 71 % (ANSES) | La plus utilisée en cuisine pour l'ALA ; à ne pas chauffer |
| Huile de colza | environ 9 % | Source principale d'ALA dans l'alimentation française |
| Huile de noix | environ 12 % | Fruit à coque : allergène majeur réglementé |
| Graines de chia entières | ALA enfermé dans la graine | Mieux assimilé si les graines sont moulues |
Toutes les huiles riches en ALA s'oxydent facilement à l'air, à la lumière et à la chaleur. C'est pourquoi L'Omega contient des tocophérols et un extrait de romarin, ajoutés comme antioxydants. Et une précision : une huile végétale n'apporte pas de « DHA végétal ». Le DHA de L'Omega vient d'une huile de microalgue.
De l'ALA au DHA : une conversion lente et inégale
Pour devenir du DHA, l'ALA doit franchir une longue chaîne de réactions.
Les études par traceur isotopique chiffrent le résultat. Chez la jeune femme, environ 21 % de l'ALA marqué est converti en EPA et 9 % en DHA[3]. Chez l'homme adulte, la conversion en EPA est limitée et celle en DHA quasi nulle[4]. Les œstrogènes expliqueraient en partie cet écart.
Carence en ALA : des signes rares, décrits surtout en milieu hospitalier
Une carence isolée en ALA est exceptionnelle chez une personne qui mange normalement. Elle a été décrite chez des patients nourris exclusivement par perfusion ou par sonde, avec des mélanges sans oméga-3. Le cas fondateur, publié en 1982, est celui d'une enfant sous nutrition parentérale dont les troubles neurologiques ont régressé après l'introduction d'une émulsion contenant de l'ALA[7].
Ces signes ne sont pas spécifiques et ne permettent aucun autodiagnostic. Si vous les observez, parlez-en à votre médecin.
Quel dosage d'ALA dans L'Omega ?
Chaque capsule de l'Omega apporte 50 mg d'ALA exprimés sous forme de triglycérides, soit 48 mg exprimés en acide gras libre, la forme de calcul utilisée par certains laboratoires. Ce chiffre désigne l'ALA lui-même, pas la quantité d'huile de chia.
Pour l'ALA, votre assiette reste la source principale : une cuillère à soupe d'huile de colza (environ 10 g) en apporte de l'ordre de 0,9 g. L'Omega se prend à raison d'une softgel par jour, au cours d'un repas, de préférence le midi, avec un verre d'eau. N'augmentez pas la dose de vous-même.
L'Omega : DHA de microalgues + ALA de chia
Par softgel : DHA 250 mg + ALA 50 mg · enveloppe végétale · encapsulé en France (Bretagne)
- DHA 250 mg (huile de microalgue Schizochytrium) : le DHA contribue au maintien d'une fonction cérébrale normale. L'effet bénéfique est obtenu par la consommation journalière de 250 mg de DHA (règlement UE 432/2012).
- ALA 50 mg (huile de chia Salvia hispanica, nouvel aliment autorisé dans l'UE)
- Enveloppe à base d'amidon et de carraghénane · antioxydants : tocophérols et extrait de romarin
- Une softgel par jour, au cours d'un repas
Nos choix de formulation
L'Omega associe une huile de microalgue riche en DHA à une petite quantité d'huile de chia. Le DHA y est apporté sous sa forme finale, pour ne pas dépendre d'une conversion de l'ALA que l'on sait faible. Les deux huiles sont protégées de l'oxydation par des tocophérols et un extrait de romarin, et l'encapsulation est réalisée en France, sans solvant.
Chaque softgel de L'Omega contient 500 mg d'huile. Nous avons choisi une composition qui apporte d'abord 250 mg de DHA, la quantité à laquelle est attaché le bénéfice reconnu par l'Union européenne. L'huile de chia complète la formule à hauteur de 50 mg d'ALA.
Pour le DHA, nous avons préféré une huile de microalgue à une huile de poisson. Il est apporté sous sa forme finale, sans dépendre d'une conversion de l'ALA que l'on sait faible. Pour l'ALA, nous avons retenu l'huile de chia, qui figure parmi les huiles végétales les plus riches en ALA (au moins 60 % selon sa spécification européenne).
L'enveloppe est végétale, à base d'amidon et de carraghénane, pour que la formule reste entièrement vegan. Les softgels sont encapsulées en France, en Bretagne.
Questions fréquentes
L'ALA est-il une vitamine ?
Non. L'ALA est un acide gras polyinsaturé de la famille des oméga-3. On a longtemps regroupé les acides gras indispensables sous le nom de « vitamine F », mais cette appellation est ancienne et impropre.
Quels sont les bienfaits de l'acide alpha-linolénique ?
L'ALA est un acide gras indispensable que l'organisme ne fabrique pas. Il sert de précurseur à l'EPA et, dans une faible mesure, au DHA. Dans l'Union européenne, une allégation est autorisée : l'ALA contribue au maintien d'une cholestérolémie normale, l'effet étant obtenu avec 2 g d'ALA par jour. Les autres effets souvent avancés, notamment sur le cerveau, reposent surtout sur des études menées avec l'EPA et le DHA.
Combien d'ALA faut-il consommer par jour ?
L'ANSES recommande que l'ALA représente 1 % de l'apport énergétique, soit environ 2,2 g par jour pour un adulte qui consomme 2000 kcal. Les valeurs de 1,1 g pour les femmes et 1,6 g pour les hommes, souvent citées sur le web, sont des références américaines et non françaises.
Quel est le taux de conversion de l'ALA en DHA ?
Il est faible et dépend du sexe. Les études par traceur isotopique l'estiment à environ 9 % chez la jeune femme et à presque zéro chez l'homme adulte. Une alimentation riche en oméga-6 le réduit encore, car les deux familles d'acides gras utilisent la même enzyme.
Huile de chia ou huile de lin : laquelle apporte le plus d'ALA ?
Ce sont les deux huiles les plus riches : l'huile de lin contient 54 à 71 % d'ALA selon l'ANSES, l'huile de chia au moins 60 % selon sa spécification européenne. Toutes deux s'oxydent facilement : conservez-les au frais, à l'abri de la lumière, et ne les faites pas chauffer.
Les 50 mg d'ALA de L'Omega suffisent-ils à couvrir mes besoins ?
Non, et ce n'est pas leur rôle. 50 mg représentent environ 2 % de l'apport conseillé par l'ANSES. Pour l'ALA, l'alimentation reste la source principale : huiles de colza, de noix ou de lin, noix, graines de lin ou de chia moulues. L'Omega est conçu d'abord pour apporter 250 mg de DHA par jour.
Peut-on prendre L'Omega avec Le Serein ?
Oui. Les deux formules n'ont aucun ingrédient en commun : L'Omega apporte des acides gras oméga-3 (DHA et ALA), Le Serein du magnésium, du zinc, du sélénium, des vitamines B et D3, de la NAC, de la L-théanine et du safran. Le Serein est déconseillé pendant la grossesse et demande l'avis d'un médecin en cas de traitement antidépresseur. Si vous prenez un anticoagulant ou un antiagrégant plaquettaire, demandez l'avis de votre médecin avant tout complément d'oméga-3.
Un apport élevé en ALA présente-t-il des risques ?
Aux apports alimentaires habituels, aucun risque n'est établi. Certaines études d'observation ont associé les apports ou les taux sanguins d'ALA les plus élevés à un risque accru de cancer avancé de la prostate ; les résultats sont contradictoires et l'ANSES les mentionne avec prudence. Cela ne concerne pas les 50 mg de L'Omega. Si vous êtes suivi pour la prostate, parlez-en à votre médecin.

Ce qu'il faut retenir
Pour l'ALA, la solution est dans votre cuisine : une huile de colza ou de noix en assaisonnement chaque jour rapproche la plupart des adultes de l'apport conseillé, bien plus qu'un complément. Pour le DHA, en revanche, compter sur la conversion est un pari perdant, surtout pour les hommes et après la ménopause. C'est cette logique qui explique la composition de L'Omega : beaucoup de DHA préformé, un peu d'ALA. Quand vous comparez des compléments d'oméga-3, regardez la quantité de DHA en milligrammes, pas la quantité d'huile.
Sources
- ANSES (2011). Actualisation des apports nutritionnels conseillés pour les acides gras. Rapport d'expertise collective.
- Données de l'étude INCA 2 sur les apports en acides gras des adultes français, analysées dans la revue OCL (2016).
- Burdge GC, Wootton SA (2002). Conversion of α-linolenic acid to eicosapentaenoic, docosapentaenoic and docosahexaenoic acids in young women. British Journal of Nutrition, 88, 411-420. Étude par traceur ¹³C, petit effectif.
- Burdge GC, Calder PC (2005). Conversion of α-linolenic acid to longer-chain polyunsaturated fatty acids in human adults. Reproduction Nutrition Development, 45, 581-597. Revue.
- Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées.
- Décision d'exécution 2014/890/UE de la Commission du 8 décembre 2014 autorisant la mise sur le marché de l'huile de chia (Salvia hispanica) en tant que nouvel ingrédient alimentaire.
- Holman RT, Johnson SB, Hatch TF (1982). A case of human linolenic acid deficiency involving neurological abnormalities. American Journal of Clinical Nutrition, 35, 617-623. Cas clinique unique.
- Bjerve KS, Mostad IL, Thoresen L (1987). Alpha-linolenic acid deficiency in patients on long-term gastric-tube feeding. American Journal of Clinical Nutrition, 45, 66-77.
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